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Cette histoire d’amour entre St Laurent-du-Var et le cinéma, est née de la passion d’une pionnière du 7ème art, Rose LACAU. Rien ne destinait cette meunière, née le 7 juin 1890 à Orthez et mariée à Gustave PANSINI, de devenir cinéaste. Après la première guerre mondiale, le couple décide de s’installer à St Laurent. Là, à l’embouchure du Var, Rose fait construire les studios de l’AS Ciné.
Si le premier film de l’histoire date de 1895, dès 1900 une scène du film « J’accuse » est tournée dans le lit du Var, elle dirige 7 films de 1920 à 1922. « La puissance du hasard », « Un drame d’amour », « Chantelouve », « Le sang des Finoël », « Judith », « Le refuge », « Esclave ».

Tous les films PANSINI sont co-signés avec Georges Monca.
Fin 1922, de manière inexplicable la cinéaste parle de lassitude, Rose LACAU- PANSINI arrête sa carrière pour se consacrer à sa famille, et à l’éducation de ses deux filles. Ainsi dès les années vingt, la commune devient le point de rendez-vous des cinéastes. De 1923 à 1943 nombreux acteurs et cinéastes ont défilés dans les studios laurentins.

En 1923 Julien DUVIVIER avec « Le reflet de Claude Mercoeur »
 En 1923 Marcel L’HERBIER avec « Le Vertige »
 
En 1929 André BERTOMIEU avec « Rapacité »

En 1937 Auguste GENINA fit tourner Tino ROSSI avec « Naples au baiser de feu »
 
En 1943 Yves ALLEGRET
 Production Imperia : Felice NANTEUIL avec Marc ALLEGRET 25 avril 1942
Production Discina : « Les visiteurs du soir » de Marcel CARNE 27 avril 1942
  

Production Discina : « Lumière d'été » Jean GREMILLON 17 août 1942

Production Discina : « L’Eternel retour » de Jean DELANNOY sur un scénario de Jean COCTEAU 15 mars 1943

Production Discina : « Les Mystères de Paris » de Jacques BARONCELLI 5 mai 1943
Production Cimep : « Le Mort ne reçoit plus » de Jean TARRIDE 10 mai 1943
Production Cimep : « Béatrice devant le désir » de Jean de MARGUENAT 7 juin 1943
Production Cimep : « Les Petites du Quai aux Fleurs » de Marc ALLEGRET 15 juin 1943 Ce film voit les débuts, dans un petit rôle, Gérard PHILIPPE
Production Cimep : « La Vie de Bohême » de Marcel L’HERBIER 10 décembre 1942
Production Invicta : « La Boîte aux rêves » de Jean CHOUX 14 juin 1943
 Production Invicta : « Les enfants du Paradis » de Marcel CARNE 17 août 1943
Production Invicta : « L' Ange gardien » de Jacques de CASEMBROOT 7 juin 1943
Production Invicta : « L’inévitable Monsieur Dubois » de Pierre BILLON 2 novembre 1942
Production Invicta : « Dernier atout » de Jacques BECKER 24 mars 1942
 Luigi FREDDI souligne le rôle qu’ont joués les italiens auprès des juifs, et des jeunes gens allant travailler en Allemagne.
Malgré les difficultés de toutes sortes en matière d’approvisionnement, les studios de la Victorine et de Saint Laurent ont permis le tournage de 200 films entre 1942 et 1943.
Loués à Iris Film, puis à Nicaea Films, les studios de Saint-Laurent comportaient 3 plateaux et des terrains le long du Var.
A cette époque, les studios de la Victorine et de Saint-Laurent-du-Var employaient environ 400 personnes (ouvriers, employés de bureau, ...).L’arrêt de l’activité des studios provoque selon Le Petit Niçois du 11-12-septembre 1943, la mise au chômage de 200 ouvriers.
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