Conseil Municipal du jeudi 29 juillet 2010 PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Olivier Briol   

20h30, 13 délibérations étaient à l’ordre du jour, nous vous présentons la synthèse de la plus importante, avec en plat de résistance « les Questions Orales ».


URBANISME OPERATIONNEL : PROPRIETES COMMUNALES SITUEES 11 PLACE DE LA FONTAINE ET 17 RUE SUCHET - AUTORISATION D’URBANISME - PERMIS DE DEMOLIR

Cette délibération porte sur l’autorisation donnée à Monsieur le Maire de déposer un permis de démolir pour la démolition de deux bâtiments situés au cœur du vieux village.

Le 1er bâtiment est celui de l’ancienne bibliothèque municipale située 11 place de la Fontaine, le 2ème bâtiment, inoccupé et abandonné depuis de nombreuses années, est lui situé 17 rue Suchet. (photo et article Nice-Matin)

« Nous allons détruire ces 2 bâtiments et reconstruire des logements pour actifs » informe le maire Henri Revel.
Après avoir étudié au préalable la rénovation des 2 bâtiments, c’est la solution d’une démolition-reconstruction qui a été adoptée à l’unanimité par les élus : « La rénovation présentait un cahier des charges trop coûteux » précise le maire.

Le public présent observera avec beaucoup d’attention l’esquisse projetée sur l’écran de la salle du conseil, sous le regard dubitatif de Louis Hubert, président de l’association de sauvegarde du vieux village, venu entendre la délibération.
« Y aura-t-il concertation avec l’association du comité de sauvegarde du vieux village ? » s’interroge Jean Pierre Braganti colistier de Marc Orsatti (PS) : « Oui, on a toujours travaillé dans la concertation » confirme le maire.

Robert Rolant colistier de Joseph Segura (DVD), regrette qu’il ne soit question que de logements dans ce projet, préférant un centre culturel bis ou autre chose : « Je veux des petits logements pour actifs, il est triste de constater que beaucoup d’associations occupent de beaux logements dans le vieux village, et puis c’est intéressant pour la loi SRU » réplique Henri Revel.

QUESTIONS ORALES

Joseph Segura (DVD) a souhaité revenir, pour une fois, à juste titre (c’est vrai qu’il ne nous a guère habitué) sur les incidents qui ont opposés des résidents d’une habitation privée « Les Pomarelles » située au 721 avenue du Général de Gaulle, face à des étrangers à cette résidence (des membres de la communauté des gens du voyage, selon les premiers éléments de l’enquête menée par le commissariat de Cagnes-sur-Mer) venus dans l’intention d’investir la piscine aux dépens de la copropriété.

Rappel des faits : Jeudi 22 juillet, en milieu d’après-midi, 5 femmes s’introduisent dans la piscine privée sans y avoir été invitées et elles finissent par quitter l’endroit, seulement après avoir distribué des coups à certains résidents qui leur demandaient de partir. Le lendemain, 4 hommes au gabarit impressionnant, nus et visiblement éméchés, pénètrent à leur tour dans l’enceinte privée en vociférant autour de la piscine avant d’entreprendre de tout casser. De leur balcon, Les résidents leur demandent de partir, mais en vain. Ils décident alors d’appeler en renfort des policiers municipaux afin de déloger les intrus. Ces derniers se contenteront de leur demander de « bien se tenir » avant, tout simplement, de s’en aller. Évidemment, face à la faiblesse de l’intervention et loin d’obtempérer, les 4 individus se sont mis à bastonner violemment les résidents qui avaient eu le malheur de se trouver encore sur place, après le départ des policiers municipaux.

Bilan : 5 résidents blessés, dont un retraité qui a eu plusieurs dents cassées, et deux jeunes adolescents qui après avoir pris des coups sur la tête, ont dû être transportés à l’hôpital.

Incontestablement, cette faiblesse d’intervention et ce départ précipité des policiers municipaux ont fait débat lors de ce conseil municipal. Un possible dysfonctionnement au sein de la police municipale a été évoqué : « Il y a une enquête pour savoir pourquoi la police municipale est repartie. Et s’il y a eu faute, il y aura sanction » a tenté de rassurer Henri Revel.
« Ce n’est pas rien. Et je ne laisserai pas passer ça », avait affirmé le député de la 6ème circonscription Lionnel Luca dans les colonnes de Nice-Matin du 29 juillet, très remonté par le : « laxisme » de la police municipale et de la police nationale.

Il n’en fallait guère plus à Marc Orsatti (PS) pour réaffirmer la nécessité de mettre en place une vraie police de proximité qui ne peut être remplacée par les caméras de surveillance, a fortiori pendant la période estivale où la population de Saint Laurent du Var augmente considérablement. L’élu demande au maire de faire tout ce qu’il est en son pouvoir pour demander des renforts, préférant à l’avenir voir un vrai commissariat en lieu et place d’un simple poste de police à Saint Laurent du Var.

Joseph Segura, quant à lui, veut à terme voir les effectifs de la police municipale augmenter, ce que ne partage pas Henri Revel qui réplique : « Vous les embaucherez et vous les paierez. Il y en a assez de faire le travail de l’état, on ne va pas faire comme à Nice où ils ont 500 000 policiers municipaux ».

Cette réplique du premier magistrat de la commune laisse pantois ! Comment, en tant que maire et avec toutes les responsabilités que cela implique vis-à-vis des habitants que l’on est censé représenter et défendre, peut-on répondre de la sorte face à un sujet aussi crucial que celui de la sécurité ? Dans ce domaine majeur, n’en déplaise aux socialistes et aux donneurs de leçons qui s’imaginent que la tolérance ne doit s’appliquer qu’à celles et ceux qui enfreignent les lois, jusqu’à les exonérer de toutes sanctions au mépris des institutions et du code de la République, l’on aurait aimé entendre et voir Henri Revel, aussi tranchant et batailleur, que lorsqu’il s’agit de défendre sa compagne dans le brulant dossier de l’AGASC ! En tous cas, ce sont des propos inconséquents qui contrastent avec l’interview récente parue dans France Soir, de la part du ministre de l’industrie et maire de Nice Christian Estrosi, dans laquelle il confirme une baisse de la délinquance de proximité de 5,19% entre 2008 et 2009. Dénonçant également l’attitude des maires socialistes qui passent leur temps à dire « la sécurité, c’est pas moi c’est l’état !». L'article de France Soir

Henri Revel et Christian Estrosi appartiennent à la même famille politique, l’UMP, mais n’ont à l’évidence, pas du tout la même approche en matière de sécurité.

L’opposant Joseph Segura enfonce le clou, et demande au maire ce qu’il a fait, s’il a rencontré les résidents ? : « Mon rôle, ce n’est pas d’aller faire le beau ou le guignol, mon rôle c’est d’intervenir. J’ai avisé la police nationale pour qu’ils fassent des rondes, téléphoné au sous-préfet » riposte le maire. Erreur Monsieur le maire ! Grave erreur de votre part, car votre rôle dans ce cas présent était bel et bien d’aller à la rencontre des résidents, c’était en tous cas la moindre des choses pour quelqu’un qui entend jouer le rôle principal dans la bonne gestion de sa commune et de ses administrés ! Le beau et le guignol, comme vous dites, vous le faites suffisamment lors des conseils municipaux, car vous vous sentez fort, entouré de votre « team », mais c’est sur le terrain, au cœur des réalités que l’on aimerait vous voir plus souvent, capable d’une réelle écoute, afin de tenter d’apporter de réelles solutions, quant à la sécurité dans votre commune, puisque vous ne cessez de répéter qu’il y fait bon vivre !

D’ailleurs, votre homologue niçois, Christian Estrosi, récidive de plus belle, puisqu’il vient de déclarer dans une interview donnée au JDD : « Je propose que les municipalités qui ne se conforment pas à leur obligation de sécurité, de prévention de la délinquance, de lutte contre l'absentéisme scolaire et de réforme des règles d'urbanisme, soient condamnées à une très forte amende » en bon voisin que vous êtes, vous aurez tout loisir de méditer cette proposition et peut-être même d’en discuter avec lui, en famille !

Après la sécurité, l’AGASC (votre dossier de prédilection, Monsieur le maire !) avec l’élu PS Marc Orsatti, qui revient sur les attaques « indécentes et déplacées » du président de l’AGASC Laurent Béraud, vis-à-vis de l’opposition à l’occasion de l’assemblée générale de L’AGASC. D’autant plus déplacées que lorsqu’il y a des subventions, « l’opposition vote ces subventions ».

Pour sa part, Myriam Houam élue de l’opposition de droite, demande inlassablement les comptes de l’AGASC et ne comprend pas comment l’assemblée générale de l’AGASC a pu se tenir sans qu’il y ait eu présentation de la comptabilité. « Les comptes, vous les aurez en septembre ! » informe le maire, qui l’invite en même temps à : « retourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de poser ce genre de question » rajoutant : « vous avez la langue bien pendue. Méfiez-vous qu’on ne vous la coupe pas ». La réplique de Myriam Houam fuse : « Ce sont des menaces ? » : « Oui ce sont des menaces » rétorque Henri Revel. Encore une fois, dès qu’il s’agit de l’AGASC, le maire voit rouge ! Rappelons-nous que lors du conseil municipal du 25 février, Henri Revel avait également proféré des menaces à l’encontre de Marc Orsatti, en ces termes : « Si tu parles du clan Revel, je te démolis ». Carton rouge Monsieur le maire ! Vos propos sont indignes, ou plus exactement dignes d’un autre milieu, mais non pas d’un maire en exercice ! En agissant de la sorte, vous portez le discrédit sur votre fonction et sur les électeurs qui vous ont fait confiance.

Lors d’un précédent conseil, vous aviez promis la visibilité des comptes de l’AGASC en avril, puis maintenant vous parlez de septembre ??? Entre temps il y aura eu la modification de l’exercice fiscal de l’association. Décidément, la comptabilité de la plus importante association de Saint Laurent du Var (1,5 Millions d’euro de subvention annuelle) se fait désirer.
On se demande bien pourquoi ? Remarquez, d’ici septembre près de 6 mois se seront écoulés et c’est probablement, le temps nécessaire qu’il aura fallu pour présenter des comptes bien propres, bien positionnés, vierges de toutes ratures et lisibles par tous. En fait, après traitement, ce sera un condensé cohérent et non opaque, réalisé au nez et à la barbe de tous, bravo !

Souhaitons au premier magistrat de la commune que ses vacances lui auront permis de prendre de la hauteur dans l’attitude, par rapport aux dossiers qui l’attendent lors des prochains conseils municipaux, notamment dans celui qui lui tient plus particulièrement à cœur et qu’il saura agir et réagir en tant que maire et non pas en tant qu'énergumène. C’est un minimum vis-à-vis de tous les habitants de Saint-Laurent-du-Var, d’autant plus, si l’on s’imagine pouvoir briguer un quatrième mandat.

Il est 22h10 et la séance est levée.

Le prochain Conseil est fixé au lundi 20 septembre à 20h30.

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